Mr. Nobody a ces défauts mais il ne déçoit pas.
Nemo 9 ans, doit faire un choix qui dictera le reste de sa vie, à 110 ans de là Mr.Nobody dernier mortel de la race humaine, nous expose les différents possibles, qui découle de cet instant crucial.
Voici le troisième long métrage de Jaco Van Dormeal, il ne laissera personne indifférent dans un sens ou dans l'autre, scénari complexes emboités les uns dans les autres qui cherchent à vous perdre et ne vous amène pas véritablement quelque part, le film amène plus de questions que de réponses
questionnement sur les choix, le temps, l'espace, la vie, la mort, l'amour et j'en passe ( un peu trop de questions ? peut-être bien )
Le film se déroule dans 4 univers un 80" coloré un 90" grisâtre un futur clinique et sur la planète mars. chacun de ces univers regorgent de références que l'on nous lance au visage les unes après les autres, tout d'abord Forest Gump avec la feuille puis Dark City avec la ville futuriste et sa déconstruction finale, on retrouve The game avec les étiquettes, eternal sushine et ainsi de suite durant tout le film.
On retrouve la même débauche créative dans la bande originale qui varie entre les chansons composées par le frère de JVD et des classiques pop, la musique est très présente cela donne l'impression que Pierre van Dormael a tout fait pour surligner une ambiance déjà émotionnellement chargée.
Ce débordement de tout est assez plaisant au début cela devient très vite épuisant et l'on se demande si le film, n'est pas un grand mixe de tout ce qu'il s'est fait, histoire de plaire a tout le monde.
Cependant on comprend assez vite que cette grande valse visuel et sonore sert le scénario et le tout fini par bien fonctionner.
le but de ce grand puzzle cinématographique est de perdre le spectateur dans l'énigme de la vie, haute en couleur et en expériences.
Pour conclure on peut dire qui oui Mr. Nobody a ces défauts, et peut paraître bancal, mais on ne peut pas juger Mr. Nobody par son contenu uniquement mais surtout aux idées qu'il développe et aux émotions qu'il dégage et sur ce point il ne déçoit pas un instant.