Mur Mure
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Mur Mure

Téléfilm de Julien Condemine (2025)

Cette critique n'est pas de moi mais du site Le Monde du ciné qui dit mieux que je ne saurais le faire.


http://www.lemondeducine.com/mur-mure-critique/


Comment deux personnes, que tout oppose, pourraient s’entendre, se rencontrer… sans se voir ?

Machin, inventeur loufoque et misanthrope assumé, n’a besoin que d’une chose : le silence absolu. Grâce à ses inventions aussi ingénieuses que saugrenues, il a toujours réussi à faire fuir ses voisins. Jusqu’au jour où une pianiste, Machine, emménage seule pour la première fois de sa vie… dans l’appartement mitoyen !


Pour toute bonne pièce, on se fait souvent la réflexion « C’est malin, il fallait y penser ». C’est cette réflexion qui revient plusieurs fois au cours de Mur Mure. Ce genre, la comédie romantique, est plus rare au théâtre qu’il ne l’est au cinéma. La tâche d’adapter le film pouvait sembler d’autant plus difficile qu’il fallait trouver la scénographie permettant de voir les deux personnages chacun dans leur appartement séparé par un mur. L’idée choisie est parfaite et rend la pièce encore plus réussie.

Malgré leurs défauts respectifs, Machin et Machine parviennent sans mal à être attachants. Quant à leurs proches respectifs, ils ajoutent une note de fantaisie supplémentaire donnant lieu à des quiproquos ponctuant la narration.

Dans cette histoire où l’expression « L’amour rend aveugle » prend tout son sens, on attend avec une certaine impatience, le moment où, façon Tournez-Manège, le face à face va avoir lieu. Si le parallèle avec le jeu télévisé des années 80 est aisée, on notera d’autres références plus subtiles telles qu’un moment en début de spectacle qui rappelle le succès théâtral britannique : 2:22.

Impossible de parler d’une pièce où tout se fait par l’ouïe sans un travail sur le bruit. On a ainsi, un florilège de sons divers, des plus mélodieux au plus crispants qui prouvent que tout a été pensé pour nous immerger dans la bulle des appartements mitoyens.

Mur Mure a la particularité de changer du boulevard habituel. C’est mignon, touchant et drôle. Un excellent divertissement !


Une pièce adaptée du film « Un peu, beaucoup, aveuglément » qui se joue sur la scène du Théâtre de la Michodière.


De : Lilou FOGLI

Mise en scène : Jérémie LIPPMANN assisté de Sarah GELLE

Décor : Jacques GABEL

Costumes : Chouchane ABELLO TCHERPACHIAN

Lumières : Jean-Pascal PRACHT

Musique et son : David PARIENTI

Avec :

Laurence ARNE, Clovis CORNILLAC, Lilou FOGLI, Arnaud MAILLARD, Boris TERRAL

Alepsa
10
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Créée

le 25 mars 2026

Modifiée

le 25 mars 2026

Critique lue 55 fois

Alepsa

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