Resnais et moi, c'est fini !
Je vais quand même l'annoncer d'emblée, Muriel est certainement un film que je n'aurais jamais regardé s'il n'avait pas fait partie du coffret Alain Resnais que je m'étais procuré. Après avoir apprécié Nuit et Brouillard, mais m'être totalement désintéressé de Hiroshima mon amour, Muriel ou le temps d'un retour est donc le troisième film que je vois de Resnais. Mais il est aussi la confirmation que ce n'est pas un cinéaste pour moi.
D'entrée de jeu, je sais que le film va me perdre au bout d'un moment. D'un rapide moment. Des dialogues longs et pompeux, d'un type qui parle de la guerre d'Algérie et du traumatisme qui a découlé chez lui de ce passage sur le continent africain; une réalisation proche de ce que fait Godard avec des coupes à tout bout de champ, des successions d'images d'une seconde par moments où le spectateur a à peine le temps de comprendre ce qu'il voit à l'écran.
Il y a aussi un côté très théâtral au jeu des acteurs, une façon de jouer les choses qui sonne parfois faux. Pas que les comédiens soient spécifiquement mauvais, mais c'est une façon de jouer la comédie qui ne me plait guère.
Le retour de cet homme à la maison de Hélène ne fait que raviver des tensions, des souvenirs et donc entraine de longues conversations dans un décor digne d'un téléfilm.
Je suis dur je sais et j'ai bien conscience que je ne me ferai une nouvelle fois pas des amis en critiquant de la sorte un cinéaste français assez apprécié.
Ce film est aussi pour moi la confirmation que Resnais, ce n'est pas pour moi et que je pense donc ne pas m'attarder davantage sur ce cinéaste.