C'est marrant, j'ai vu beaucoup d'allusions à "Misery" dans les autres critiques, mais la séquestration malsaine d'un bel Espagnol estropié par une psychopathe terrifiée par les hommes m'a plutôt fait penser à "Les Proies" de Don Siegel. L'attirance qu'éprouve Montse pour son prisonnier est fortement teintée de sexualité réprimée, ce qui n'est pas le cas pour Annie Wilkes.
Je suis un peu désolée pour ce film qui fait beaucoup d'efforts pour en mettre plein la vue mais dont je sens qu'il va malgré tout me laisser peu de - pour ne pas dire aucun - souvenirs. L'actrice principale (Macarena Gomez), avec son visage étonnant mangé par d'énormes yeux globuleux soigneusement cernés, ne s'économise pas en vieille fille agoraphobe et tyrannique mais elle frôle souvent le surjeu.
L'affreux Luis Tosar est encore plus abject - pour la surprise, on repassera... - que dans "Malveillance", mais ses apparitions fantastiques n'apportent rien à l'histoire.
Le film finit dans un déchaînement de violence grand-guignolesque et très sanglante qui m'a semblée artificielle, comme un passage obligé.
Tout le film m'a laissé l'impression d'un empilement d'éléments choc déjà vus ailleurs, sans originalité, avec pour unique but le massacre final sanguinolent. Du coup, aucun personnage n'a réussi à m'emmener avec lui et à m'intéresser à son histoire. Et la révélation finale de l'horrible secret de Montse n'a pas eu sur moi l'effet dévastateur escompté.