Soyons honnêtes, MY NAME IS VENDETTA ne cherche pas à décrocher le Lion d'Or. On est ici en plein territoire "Netflix Original" : c'est sec, c'est calibré et ça ne dépasse jamais de la ligne. Cosimo Gomez nous sert une partition que l'on connaît par cœur, celle du loup solitaire contraint de sortir de sa tanière pour protéger sa progéniture. En effet, l'intérêt ne réside pas dans l'intrigue — prévisible comme un épisode de Derrick — mais dans la transformation physique d'Alessandro Gassmann. L'acteur impose une présence de bloc de granit qui donne au film une assise bienvenue, bien que la mise en scène, bien que propre, reste trop sage pour réellement bousculer les codes du genre.
Mais au-delà de cette efficacité de surface, le film cache quelques secrets de fabrication et des choix de montage qui interrogent sur les véritables intentions de la production. Pourquoi cette rupture brutale dans le rythme au milieu du récit ? Et que dire de cette fin qui semble appeler une suite sans vraiment l'assumer ?
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