J’adore Julie Delpy en tant qu’actrice, réalisatrice et même chanteuse.
J’ai revu récemment la Comtesse et j’avais très hâte de voir un nouveau film dramatique d’elle.
Je ne suis pas déçue, loin de là ! (C’était ma crainte en lisant quelques critiques « moyennes »).
My Zoe traite de plusieurs sujets difficiles: séparation, garde alternée difficile, rapports entre ex, amour d’un enfant, perte, deuil, et enfin espoir menant aux limites de la folie... et tout cela avec un naturel désarmant.
On n’est pas dans un film tire-larmes, l’émotion est juste mais maîtrisée.
Comme toujours chez Delpy on ressent ses bribes de vérité, remaniées certes pour en faire une histoire.
Le film est découpé en chapitres, qui sont équilibrés. Le rythme est bon, je n’ai pas ressenti de longueur. Les dialogues font mouche, comme toujours avec Delpy, elle sait toucher à quelque chose de vrai.
Les acteurs sont bons, Delpy est particulièrement excellente et j’ai (re)découvert Armitage dans ce rôle où il est très juste (il m’a particulièrement bluffée à la fin).
Évidemment le dernier tiers du film questionne, sur les limites, sur les questions éthiques, et toujours sans juger. En essayant juste de comprendre, de dire la douleur.
On retrouve d’ailleurs cet amour lié à la douleur et au besoin « organique » de l’autre dans La Comtesse.
Voilà pourquoi j’aime le cinéma de Delpy: du brut, du vrai, pas ou très peu de musiques, en tout cas rarement inutilement.
My Zoe n’est pas fait pour plaire, pour divertir ou tirer les larmes. Il raconte une histoire, des sentiments, des émotions.
Et je fais partie de ces personnes qui ont été touchées.
Vraiment, une belle réussite et vivement le prochain !
Petit aparté: je connaissais mal Lindsay Duncan, mais sa ressemblance avec Delpy est incroyable.