Nanny McPhee est, à mes yeux, une sorte de Mary Poppins plus moderne, un peu différente dans la forme, mais profondément similaire dans le fond. On y retrouve les mêmes valeurs essentielles : l’éducation, l’amour familial, la bienveillance et cette magie discrète qui agit quand on en a le plus besoin. La magie n’est pas spectaculaire, elle est humaine, presque invisible — et c’est justement ce qui la rend touchante.
Emma Thompson joue son rôle à merveille, comme toujours. C’est une actrice capable de tout incarner, et elle donne à Nanny McPhee une présence à la fois étrange, autoritaire et profondément rassurante. J’ai aussi beaucoup aimé le clin d’œil évident à Mary Poppins, notamment à travers l’ombre du personnage et la manière dont le film dialogue avec ce mythe du cinéma familial. Ce parallèle est très intéressant, d’autant plus que le film assume clairement cet héritage.
C’est un très bon film pour les enfants. Je le regardais petite avec ma sœur, et aujourd’hui, même si je le vois avec un regard d’adulte, j’ai toujours énormément d’affection pour cette œuvre. Elle est liée à des souvenirs, à une époque, à une sensibilité particulière. D’ailleurs, je pense sincèrement que si je l’avais découvert aujourd’hui, à l’âge adulte, je ne l’aurais probablement pas aimé de la même manière. C’est un film qui prend tout son sens dans l’enfance.
L’éducation y est très bien représentée, sans être moralisatrice. Le film aborde de nombreux sujets importants à hauteur d’enfant, avec de très belles morales, comme par exemple :
« Quand on n’a plus besoin d’elle, c’est qu’il est temps qu’elle parte » (apprendre à grandir et à devenir autonome)
l’importance du respect, de l’écoute et de la responsabilité
l’idée que la laideur extérieure peut cacher une grande bonté intérieure
et que l’amour et la patience peuvent transformer une famille brisée
Nanny McPhee est donc un film plein de cœur, de douceur et de sagesse, qui accompagne l’enfance avec intelligence. Une œuvre simple en apparence, mais riche de sens, qui continue de laisser une trace émotionnelle bien après le générique.