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le 26 nov. 2023
SuivreAngle mort
Il en est des personnages historiques comme des pièces de théâtre patrimoniales : à chaque fois qu’un metteur en scène s’y attaque, il se doit de livrer sa lecture, et prend soin, avec plus ou moins...
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Je l'ai vu avec mon fils, dont la maman est afro-descendante.
Il existe un trou béant, abyssal, dans cette oeuvre.
Ridley Scott exprime le point de vue historique de l'empire anglo-saxon, pour faire large, à savoir l'empire britannique, et son excroissance, l'empire américain.
Le narratif militaire de l'ascension fulgurante des armées napoléoniennes, suivie de leur défaite finale tout aussi rapide et abrupte, est fidèle à la réalité historique.
Il n'y a que les français pour vouer un culte au grand stratège que fut ce "petit" Empereur, occultant au passage l'erreur stratégique fatale que fut sa décision d'envahir la Russie., et de se mettre à dos toute l'Europe.
Quel con, ce Napoléon, finalement.
Un arriviste mis au pouvoir par des banquiers, un dictateur muni de ses petits pions-préfets, zélés, un piètre stratège militaire et politique, un gars qui se la pétait beaucoup trop pour ses petites épaules, en somme.
Du Trump dans les relations internationales et la stratégie militaire.
Du Sarko dans ses amours, son goût pour le bling bling, sa petite taille mêlée d'un ego beaucoup trop grand.
Du Bruno "renflement brun" Le Maire, dans son incompétence, et le creusement d'une dette abyssale.
Du Pinochet ou du Caligula, dans sa gestion des affaires intérieures, colonies comprises.
Tout se résume dans le style "Empire", rigide, tape à l'oeil, un recyclage pseudo moderne, pesant et terriblement ennuyant.
Mais il se trouve, tout de même, encore, des officiers supérieurs français, des arrivistes ignares et imbéciles, aujourd'hui, persuadés qu'ils pourront vaincre les russes.
Quelle bande de fous !
Ils n'ont rien compris de leur propre histoire.
C'est à la fois dingue, et classique.
Alexandre le Grand, Adolph Hitler, les rois danois, Napoléon ... sont autant de preuves qu'il est IMPOSSIBLE d'envahir la Russie.
Au passage, les allemands ont, eux aussi, manifestement oublié la catastrophe que fut Barbarossa.
Ainsi, j'adhère plutôt à la thèse de Ridley Scott, présentant Napoléon comme un fouteur de merde, dans la cour d'école primaire européenne, qui a fini par être calmé par toutes ses victimes, comme un enfant colérique, violent, et mis au coin, pour de bon.
Mais par contre, il existe, logiquement, si j'ose dire, un trou béant.
Et cet angle mort démontre une chose.
Au delà des antagonismes, les puissances européennes partagent des biais cognitifs communs, ethnocentrés, suprémacistes, colonialistes et extractivistes.
Ce film en est une preuve indiscutable.
Mon fils est en partie afro-descendant, je le rappelle.
On a immédiatement remarqué qu'il n'est aucunement fait mention des colonies françaises, les "ïles à sucre", notament, du rétablissement de l'esclavage, et surtout, de la guerre d'indépendance haïtienne.
A peine apprends-t-on que Joséphine est née dans les Antilles, lors de son mariage.
Rien sur sa condition de "béké", sur sa fortune tirée de l'esclavage, de son réseau de lobbys de planteurs, outre Atlantique, très influents.
Rien non plus sur la première déculottée infligée aux armées napoléoniennes par Jean-Jacques Dessalines, à la bataille de Vertières, en 1803.
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il y a 2 jours
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