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Penser ses plaies
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le 12 sept. 2015
Besoin de se resourcer ? Solution idéale, faire un tour en pleine nature.
L'affiche de ce film annonce le programme, sans ambiguité.
Sauf que, désolé pour les amateurs de films originaux, ce film est plein d'ambiguités.
Oui, le nature est montrée dans toute sa splendeur. Oui, le personnage principal s'y immerge pour faire le point et tenter de se retrouver. Mais non (NON), son propos n'est pas louable pour la simple raison qu'il recherche la nature. Au contraire, il cherche à nous faire admettre comme naturelles, certains comportements indécents. Pour tout dire, le réalisateur, un jeune norvégien nommé Ole Glaever, joue lui-même le rôle principal, ce qui en soit n'est pas un reproche, on pourrait penser que cela dégonfle son budget qui ne doit pas être spécialement important. Mais, ce n'set pas parce qu'il fait son sympa avec sa tête de jeune homme sérieux, physique carré, qui cherche la tranquillité que nous devons le suivre sans se poser la moindre question. Que cherche-t-il finalement ? Au début, on pense qu'il cherche un peu d'évasion. Cet objectif lui faisant oublier tout le reste ,il part pour un week-end entier, à l'aventure avec son sac à dos. Les responsabilités familiales, une femme et un fils ? On verra plus tard. La vérité, c'est que c'est un égoiste doublé d'un exhibitionniste. Il joue lui-même pour que le spectateur l'identifie à son personnage. Parce qu'il est soit disant seul en pleine nature, il peut se permettre de se montrer tel qu'il est. Très bien, mais ce serait oublier que la caméra est là et bien là. Apparemment, ce n'set plus le grand amour avec sa femme. On veut bien comprendre qu'il se soit emballé un peu vite, car elle semble un peu plus vieille que lui et pas super sexy. ses besoins sexuels seraient en baisse ? A peine seul, en pleine nature, il éprouve le besoin de se masturber. OK c'est arrivé à d'autres, de là à se mettre en scène en pleine action, il y a un monde. Y trouver l'occasion d'une situation humoristique n'excuse rien, puisque s'il se cache d'un chasseur, il ne se cache pas pour le spectateur. N'y allons pas par 4 chemins, on sent que c'est un plaisir pour lui de montrer ses attributs. S'il se contentait de montrer sa quéquette au repos, ce serait un moindre mal, mais non il montre sa bite en pleine masturbation. D'ailleurs, il remet ça un peu plus tard. D'autre part, il rencontre deux jeunes femmes dans un gite ou il passe la nuit. L'une d'elles s'intéresse visiblement à lui. Il ne faudra pas trop attendre avant de les voir copuler. Scène pudique par rapport à d'autres. On aura encore droit à une scène de masturbation devant un écran de téléphone portable montrant une vidéo franchement pornographique. Très bête et très peu crédible, car elle sous-entend une connexion internet sans faille. L'égoisme du personnage saute aux yeux avec cette relation occasionnelle pour laquelle il n'hésite pas et n'éprouve aucun regret.
Le film n'est pas spécialement long, mais il est pauvre en péripéties originales, finalement. Sa seule originalité est de parler de sexe ! Quant à la thérapie annoncée par le titre, c'est un échec.
Le film est donc du genre pervers avec exhibitionisme flagrant et malsain. Tout cela est renforcé par la voix off qui envahit le film. Si Glaever cherche repos et apaisement, ses réflexions envahissantes et peu reluisantes nuisent franchement à la sérénité que le spectateur recherchait.
Désolé, mais quelques beaux plans de nature et de ville, la volonté d'etre original n'excusent pas un tel état d'esprit. En cherchant à banaliser la pornographie, Glaever immerge le spectateur dans un univers privé de repères constructifs. Peut-etre faudrait-il mieux dire constitutifs, j'hésite.
Créée
le 18 sept. 2015
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