Ne Zha
6.7
Ne Zha

Long-métrage d'animation de Yáng Yǔ (Jiaozi) (2019)

Ne Zha est un des plus gros succès du box-office en Chine, et ce n'est pas étonnant puisqu'il adapte un classique de la littérature nationale - L'Investiture des Dieux - avec un des personnages les plus populaires de la culture du pays : Nezha, l'enfant démon, qui a souvent croisé la route du Roi Singe, autre célébrité de la mythologie chinoise. Yu Yang réalise ainsi son premier long-métrage, à la tête de son propre studio d’animation (Chengdu Coco Cartoon), et gère brillamment ce mélange d’Histoire, folklore, démons et autres incursions fantastiques. On suit donc cet enfant, dans lequel s’est réincarnée une énergie démoniaque, subir le rejet et la peur des villageois, tout en s’en vengeant en usant de ses pouvoirs sur eux. Parallèlement, l’énergie céleste qui lui était destinée, et fut volée, est récupérée par le nouveau-né des dragons reclus au fond des océans, espérant ainsi être acceptés dans les cieux. Les deux destins opposés finissent par se croiser au long d’une trame qui n’est pas si manichéenne. Au contraire, le scénario aborde ces notions de préjudice et destinée innés, avec un excellent développement du caractère de Ne Zha – qui n’hésite pas à libérer sa puissance destructrice face au rejet des siens – dans une aventure coming of age très bien rythmée, dotée d’un humour amusant et, surtout, propice au spectacle graphique. Principalement en CGI, avec un chara-design volumique rondelet, le film est évidemment garni d’effets représentant les forces du bien et du mal. Les environnements et lumières ont un bon rendu graphique, dans des scènes visuellement équilibrées, tantôt aux couleurs chatoyantes, ou à la palette plus sombre et dramatique lors du climax qui libère près de 30min d’une démonstration visuelle exaltante. Les chorégraphies sont fluides, et captées sur des plans séquences virevoltants ; de quoi aligner la technique artistique à l’essence divine et inspirante de ces légendes, qu’on va rapidement retrouver au vu du teasing d’une suite.

AntoineRA
7
Écrit par

Créée

le 4 mars 2024

Critique lue 116 fois

AntoineRA

Écrit par

Critique lue 116 fois

1

D'autres avis sur Ne Zha

Ne Zha

Ne Zha

7

le-mad-dog

1706 critiques

La surpuissance du soft power chinoise

Gros phénomène culturel en Chine, au point que le numéro 2 est devenu le film d'animation ayant fait le plus d'entrée de l'histoire ... rien que sur son exploitation chinoise, Ne Zha était un film...

le 29 nov. 2025

Ne Zha

Ne Zha

5

Trilaw

1918 critiques

« Je suis le seul maître de ma destinée »

Personne n’est jamais mort au badminton Dès l'aube de son existence, un miston, marqué par la particularité d'aptitudes extraordinaires et foncièrement inédites, fut voué à une ascèse rigoureuse...

le 9 juil. 2025

Ne Zha

Ne Zha

4

Montsalvat

20 critiques

Le phénomène en demi-teinte

J'ai entendu quelques mots sur le succès colossal en Chine de la suite de ce film. À l'heure où j'écris ces lignes, le rouleau compresseur Ne Zha 2 n'est pas encore sorti en France. J'étais néanmoins...

le 2 avr. 2025

Du même critique

Captain America - Le Soldat de l'hiver

Captain America - Le Soldat de l'hiver

5

AntoineRA

2192 critiques

Critique de Captain America - Le Soldat de l'hiver par AntoineRA

Plutôt surpris au départ, puisque je n'en attendais pas forcément grand chose (les calvaires Iron Man 3/Thor 2 et le Cap' 1 moyen), mais j'ai pu lire qu'il était du niveau d'Iron Man, donc un peu...

le 26 mars 2014

Wanderers

Wanderers

9

AntoineRA

2192 critiques

Critique de Wanderers par AntoineRA

Derrière ce court-métrage, dépassant tout juste les trois minutes, se cache un véritable bijou d'émerveillement cosmique. Wanderers est une ode à l’exploration spatiale et sa colonisation, que ce...

le 2 déc. 2014

Caldera

Caldera

9

AntoineRA

2192 critiques

Critique de Caldera par AntoineRA

Il y a des jours, comme ça, où on tombe sur des courts-métrages d'orfèvres. C'est le cas de Caldera, découvert via une news sur le site Allociné. Réalisée par Evan Viera, l’œuvre a déjà récolté...

le 5 avr. 2013