Après 4 années passées dans une congrégation religieuse, Ned, le jour de ses 18 ans, part avec un seul but : tuer son père qu'il tient responsable pour l'emprisonnement à vie de sa mère. Complètement perdu de vue depuis près de 10 ans, le petit génie du cinéma indépendant américain nous revient avec Ned Rifle, qui clôt une trilogie qui comprend Henry Fool et Fay Grim. Et la surprise est de taille : son dernier film est encore meilleur que tout ce qu'il a réalisé jusqu'alors. Avec ses dialogues profonds et absurdes, ses situations rocambolesques, Hartley fait un pied de nez à tout ce que Hollywood peut produire de convenu et de stéréotypé. Quel bonheur de voir un film aussi libre et déjanté, avec un humour noir exquis dans un scénario imparable et imprévisible. Ned Rifle ressemble à ce que pourrait faire Woody Allen sous acide. Irrévérencieux, loufoque et absolument cohérent dans son écriture insolente, transgressive et délirante. Du grand art.

Cinephile-doux
8
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le 14 juin 2018

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