8
86 critiques
Under the influence
Ancrée dans la tradition des films-portraits et des études de personnages que le cinéma américain des années 70 avait su transcender, Eliza Hittman retrace dans "Never Rarely Sometimes Always" le...
le 16 août 2020
Never rarely sometimes always contient une scène absolument déchirante, lors d'un questionnaire médical, qui donne son titre au film et délivre des clés sur ce qui n'était jusqu'alors que de l'ordre du non-dit. Tout n'est pas aussi poignant dans le troisième long-métrage d'Eliza Hittman mais le chemin que doit emprunter son héroïne est incroyablement douloureux et parfaitement rendu par une mise en scène qui ne lâche jamais celle qui, A son corps défendant, ne peut compter que sur elle-même contre la pression sociale et l'indifférence familiale. Pas de doute, le film appartient totalement au nouveau cinéma indépendant américain et ne se libère sans doute pas suffisamment de ses partis-pris de naturalisme, notamment dans son scénario un peu trop linéaire et attaché à son personnage principal, sans permettre à des points de vue autres de s'immiscer dans le récit. Cependant, et sans volonté de juger ou de stigmatiser, Never rarely sometimes always témoigne de la violence des hommes vis-à-vis des femmes, que cela soit montré subtilement (à la maison, au travail) ou plus crûment (dans le métro). Le film est encore plus convaincant quand il souligne l'ambigüité de certains comportements masculins (le garçon de rencontre) qui font planer une menace dont on ne sait si elle est réelle ou non. Dans un premier rôle exigeant, la débutante Sidney Flannigan livre une prestation aboutie, dans un savant mélange entre fragilité et volonté farouche et ombrageuse. Une comédienne toute aussi prometteuse que sa réalisatrice laquelle semble déterminée à ne pas faire de concessions.
Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Au fil(m) de 2020
Créée
le 13 août 2020
Critique lue 1.1K fois
8
86 critiques
Ancrée dans la tradition des films-portraits et des études de personnages que le cinéma américain des années 70 avait su transcender, Eliza Hittman retrace dans "Never Rarely Sometimes Always" le...
le 16 août 2020
6
8149 critiques
Never rarely sometimes always contient une scène absolument déchirante, lors d'un questionnaire médical, qui donne son titre au film et délivre des clés sur ce qui n'était jusqu'alors que de l'ordre...
le 13 août 2020
5
2 critiques
Intrigué par le titre du film, j'ai décidé de m'y mettre et de le regarder. Je n'avais pas d'attentes particulières, et je ne pensais pas non plus m'atteler à la rédaction d'une critique. Cependant,...
le 6 avr. 2020
6
8149 critiques
Depuis quelques années, le cinéma français, et plus particulièrement ses réalisatrices, trustent les lauriers dans les plus grands festivals. Au tour de Justine Triet d'être palmée à Cannes avec...
le 28 mai 2023
8
8149 critiques
Il est quand même drôle qu'un grand nombre des spectateurs de France ne retient du film que sa satire au vitriol (hum) des journalistes télé élevés au rang de stars et des errements des chaînes...
le 25 août 2021
8
8149 critiques
Enfin un nouveau film de Jane Campion, 12 ans après Bright Star ! La puissance et la subtilité de la réalisatrice néo-zélandaise ne se sont manifestement pas affadies avec Le pouvoir du chien, un...
le 25 sept. 2021
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème