Le style visuel et l'animation sont réussis, de ce côté ça coche toutes les cases de ce qui fait la qualité des films d'animation japonais de cette époque. Mais ce sont bien là les seules qualités du film. Le récit est très classique, bourrés d'archétypes qui ne sont jamais dépassés ou questionnés, de dialogues au mieux plats au pire gênants et il est très prévisible. D'autant que le traitement du personnage féminin principal, Kagero, est catastrophique. Tous les poncifs objectivant et lubriques d'un personnage de femme écrit par un homme sont présents, avec en plus de la nudité gratuite. Les personnages féminins sont tous très sexualisés sans aucune subtilité, au point où ça en devient assez risible (voire la scène ou le chef du clan de ninja des gentils discute tranquillement avec une tierce personne en baisant sa femme en levrette). J'accorde néanmoins que la scène de nu de la ninja avec les tatouages de serpents dans le dos qui s'animent est assez belle. Il y a aussi quelques plans qui visuellement sont très réussis et poétiques, ce qui permet au film de ne pas tomber dans le pur nanar.
À côté d'un autre classique du genre comme Vampire Hunter D: Bloodlust, ce film est assez oubliable. Il en reste tout de même quelques bonnes idées visuelles.