La profondeur de champ où se tapit durant la nuit - temps plus lent, discussions, repos, reconstruction - les lueurs de la ville israélienne n'est qu'un leurre. La journée, l'armée vient, elle ne reste pas dans la profondeur. Elle repousse et s'expand
Là on où les villageois de Masafer Yatta devrait bâtir des maisons, les colons deomolissent. Là où ils instruisent, ils abolissent. Et là où il y a des routes, ils les interdisent. Le film pose une question : comment que deux êtres que tout semble opposer, peuvent ils s'unir d'amitié ? L'homme vert et l'homme est jaune est si différent, ils ne reposent par sur le même pied d'égalité. L'un est bloqué, n'a ni libertés ni autre endroit où aller, tandis que l'autre peut rentrer chez lui en paix pendant que son propre peuple perpétue les expulsions. Mais les deux hommes sont réunifiés par la lutte et la documentation. La caméra devient arme de révolte, de résistance et transpercent les frontières infranchissables face à un mal insondable qui peuple le monde. Celui de la violence néocolonialisme et de l'harcelement destructeur. Une célèbre formule sioniste dit : "Une terre sans peuple pour un peuple sans terre". Mais les Palestiniens, eux aussi se retrouveront avec No Other Land
Ainsi va le monde, le persécuté devient persécuteur et l'histoire se répète. Insaisissable et désolation. Les images du réel sont trop puissantes. Courage et espérance