Autant commencer par ce qui est de mieux dans ce film, parce que franchement, je ne m'inclinerais pas.
La bande originale signée Bertrand Bonello est juste géniale, habilement utilisée. Heureusement qu'elle est là, parce que sans Blondie je me serais endormie une seconde fois.
Bon, dans le genre film d'auteur, jouant sur les silences et le coté purement artistique de l'image, je ne dis pas. Mais faut pas déconner. La première partie avant l'explosion des bombes est à mourir. Des personnages tous aussi absurdes qu'improbables, sans aucune saveur, cachés parfois sous le masque d'acteurs qui manquent surement d'expérience… Remarque, pour les trois lignes que certains ont à déclamer, ça passe.
Des thèmes éclairs, très peu exploités, la double sexualité des hommes qui se travestissent, le couple qui se détache du groupe, le mensonge, le crime.
Le couple central de David/Sarah (oui, j'ai du regarder sur internet pour les prénoms) est juste dérangeant, la figure de David étant pilier lorsqu'il est seul, se transforme en espèce de forme vague lorsqu'il se trouve en la compagnie de Sarah. Celle là, sous ses airs de martyrs, on ne peux que la détester.
Mais l'angoisse, cette angoisse que ressentent les jeunes les 10 dernières minutes du film, aurait pu être tellement mieux cultivée par le réalisateur, mieux éprouvée par le spectateur, qui aurait pu (du) être cloué à son fauteuil, retenant sa respiration.
Et puis le début de cette guerre civile, engagée par de jeunes français sortant de science po en route pour l'ENA, contre le gouvernement, c'est cette guerre qu'il aurait fallut mettre en avant. La colère de la jeunesse, un dévouement à la cause pour laquelle ils perdront la vie. Parce que loin d'être engagés, ces jeunes semblent plus paumés qu'autre chose, presque soumis à quelques ordres divins.
Le générique illisible, caché par les flammes, était pour sûr une blague. Comme le film qui le précédait.
Bon, heureusement que j'ai vu les fesses de Finnegan Oldfield, qui vaudront au film ces trois petites étoiles.
Merci quand même pour ce moment, qui reste un moment de cinéma.

Noemiemt1
3
Écrit par

Créée

le 26 août 2017

Critique lue 483 fois

Nocturama

Nocturama

2

guyness

le 2 mars 2017

Suivre

For absent friends

Il y a ce pote que tu côtoies pendant des années, que tu trouves agréable, sympa, dont tu apprécies la compagnie, et dont tu penses un beau jour pouvoir le compter au nombre de tes amis. Ce n'est que...

Nocturama

Nocturama

8

Velvetman

le 2 sept. 2016

Suivre

Jeunesse de France

Deux des commanditaires de l’attentat perpétré dans Nocturama, deux étudiants, sont assis dans un restaurant et discutent sur la chute de la civilisation, l’ennemi intérieur et des modalités du...

Nocturama

Nocturama

7

Chaosmos

le 10 sept. 2016

Suivre

Le Spleen de Paris

Enthousiasmé comme rarement à la sortie d'un film, j'ai préféré prendre quelques jours avant de m'exprimer sur ce dernier. Mais force est de constater qu'avec du recul mon avis ne diffère en rien,...

La Montagne magique

La Montagne magique

10

Noemiemt1

le 9 mars 2018

Suivre

Aegroto dum anima est, spes est

"Tant que le malade a un souffle, il y a de l'espoir". La Montagne magique, c'est ce pavé signé d'une proche qui trônait sur mon étagère, me regardant d'un œil hagard l'air de dire "je ne te mérite...

Béatrix

Béatrix

10

Noemiemt1

le 10 avr. 2017

Suivre

" Les colombes sont des Robespierres à plumes blanches."

Avec Béatrix, Balzac atteint la presque perfection. C'est un roman presque parfait, mais ne retenons que le second substantif de cette désignation un peu duraille tout de même. Tout en nous...

Échapper

Échapper

10

Noemiemt1

le 24 janv. 2017

Suivre

"Et quand on leur coupe les mains, ils peignent avec la bouche."

Echapper, c'est le genre de bouquin qu'on aimerait ne jamais avoir lu pour avoir le plaisir de le lire pour la toute première fois. Oh, je suis obsédé par cette idée que si nous nous réfugions...