Ce film nous plonge aux côtés du danseur Rudolf Noureev, lors de la tournée de la troupe russe du Kirov à Paris, en 1961.
Il est avant tout un hommage à la figure de Noureev. Son tempérament, curieux, fougueux et effronté. Son inspiration, lui qui parcourt les musées et fait corps avec les statues grecques et s'imprègne des émotions des tableaux, comme celui du Radeau de la Méduse. Son instinct aussi, lui qui est né dans un train, d'une mère pauvre et d'un père absent, mais qui a su faire d'un hasard bienheureux - un ticket pour l'opéra gagné à la loterie - une révélation. Ces moments charnières de son enfance seront subtilement placés dans le film, sous la forme de flash-back en noir et blanc.
Sur fond historique de la Guerre Froide, le film retrace aussi la rencontre de Noureev avec Clara Saint, bourgeoise et petite amie de Vincent Malraux, tout juste décédé dans un accident de voiture. La situation de la demande d'asile à l'aéroport du Bourget, rocambolesque, ne pouvait mieux se prêter à un film.
Une jolie parenthèse artistique dans le contexte de la Guerre Froide, qui fait du Paris des années 1960s le lieu de dialogue et de libération des artistes.