Le documentaire commence en 1945, mais les ouvriers existaient et étaient organisés depuis plus longtemps. Ainsi, la loi Le Chapelier interdit en 1791 les associations ouvrières au nom de la liberté !
Le documentaire est construit essentiellement autour de témoignages, le commentaire ne donnant que de vagues repères historiques.
Merci aux deux historiens non cités au générique : Marion Fontaine et Xavier Vigna.
1 Nos mains ont reconstruit la France (1945-1963)
Cet épisode souligne l'importance de l'émigration coloniale car l'industrie avait besoin de bras qu’elle importait avec l’aide politique et financière du gouvernement.
2 Nos rêves ont façonné la société (1963-1983)
Cet épisode ne dit rien sur la trahison des organisations syndicales et politiques en 1968. Ainsi, l'image de l'ouvrière des usines Wonder, qui ne veut pas reprendre le travail, devient incompréhensible. Il entretient la légende de la lutte des Lip sans dire comment elle s'est terminée.
3 Nos coeurs battent encore (1983 à nos jours)
Cet épisode rappelle un fait oublié : "ll existe toujours des ouvriers [25% des travailleurs actifs], mais il n'y a plus de classe ouvrière" [01'09]. Il souligne le rôle de la gauche dans la destruction de la classe ouvrière.
Il montre l'obscénité d'un Yves Montand proclamant "Vive la crise !" dans un document de Libération et celle d'un Bernard Tapis promu entrepreneur exemplaire par Mitterrand [18'56-20'50]. Il prône enfin la coopérative ouvrière, une très vieille utopie [39'24].