Nowhere
5.5
Nowhere

Film de Albert Pintó (2023)

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Le site n'a pas aimé ce film : une moyenne à 5,5, c'est vraiment pas une reco senscritique. Mais moi, j'ai aimé.


Mais bien sûr que le truc est invraisemblable ! Pleins de films sont invraisemblables ! Pas la moitié des cascades des "Mission Impossible" ne sont crédibles, d'un simple point de vue science physique. Je ne vous parle pas des plus récents "Dune" (oui, je sais, c'est de la SF, on accepte l'invraisemblable par convention, nianiania). OK, je mets de côté le fantastique et la SF et je reste dans le contemporain, les Sherlock Holmes avec Downey et Law ne sont pas plus crédibles. Mais, parfois, je l'admets, des films nécessitent du vraisemblable. Pas ici.


Parce que c'est un film de survivalisme : pas les mecs qui vont faire des bunkers et jouer aux virils dans les bois, ceux qui n'ont pas le choix. Et pour que ça marche, il faut qu'il lui arrive quelque chose d'incroyable au héros. A la héroïne, en l'occurrence. Tu m'étonnes, elle se retrouve coincée dans un container au milieu de la mer, elle est seule et elle est enceinte. Mais sa chance, c'est que le container flotte. Un peu de chance, un peu de système D. Et l'essentiel du film, consiste à nous montrer cette petite nana sexy s'en sortir, faire de son container quelque chose d'à peu près survivable. Avec les bons rebondissements et les bonnes idées au bon moment.


Et je pense également que j'ai mordu au hameçon pour une raison supplémentaire : on a beau nous dire explicitement qu'on est dans un contemporain dystopique, on voit bien ce qui est dénoncé : l'extrême droite au pouvoir, les frontières fermées, le mépris de la vie humaine. On nous laisse ici entrevoir le futur du migrant. Oui, on peut faire plus sobre, moins spectaculaire. Mais faire du migrant un héros à la Tom Cruise, il y a quelque chose de jouissif.


Voilà. J'ai aimé ce film, je n'ai pas honte de le dire.

John-Peltier
8
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Créée

le 26 mars 2024

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John Peltier

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