Méprisé par ses amis pour sa réussite et sa légion d'honneur, l'industriel Adam décide de repartir à zéro, nu comme un ver, pour prouver sa valeur. On n'a aucun doute qu'il y parvienne.
Le préambule égratigne la bourgeoisie et une certaine mentalité de la Troisième République. Mais le scénario de Jean Boyer, à l'aube d'une longue carrière de réalisateur de nanars et de comédies populaires, ne suit pas cette piste même si sa conclusion revient à une satire de l'affairisme et des fortunes vite bâties (avec une pique antisémite caractéristique de l'époque). C'est fait sans la moindre subtilité. Dans ce même esprit (refaire fortune), Pierre Colombier et Raimu feront bien mieux avec "Ces messieurs de la Santé" l'année suivante.
La comédie préfère se maintenir longtemps dans un comique assez grossier suivant une suite de péripéties burlesques. Georges Milton y joue un type roublard et déterminé et sa composition est tonique, sinon drôle. Le film aurait gagné en intérêt si l'argument initial avait introduit du sens et de la causticité.