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le 3 févr. 2017
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Ayant découvert Visconti avec les remarquables Mort à Venise puis Le Guépard, j'attends avec beaucoup d'espoir de nouvelles découvertes.Avec sa cinquième oeuvre, Les Nuits Blanches, il évoque...
Plus près de La Fille sur le pont que de l'obstination statique et répétitive d'un In the Mood for Love. Luchino et Marcello, étrangers l'un l'autre.
Visconti a tenté de faire un grand film avec une petite histoire, une sorte de nouvelle filmée. On retrouve ici pratiquement toutes les unités chères au théâtre : unité de temps (toujours ou presque la nuit, pas plus de trois ou quatre nuits rythmés par des flash-back), unité de lieu (les rues d’une ville portuaire aux ruelles étroites), unité d’action (rencontre de deux jeunes adultes, s’aimant, s’aimant pas, etc.).
Ces trois règles sont respectées. Peut-être trop, c’est le problème. L’unité de temps empêche l’action de prendre de l’ampleur, même si c’est voulu, ça pose un problème de rythme, et ça n’avance pas.
L’unité de lieu, avec ces rues magnifiques reproduites en studio, fait trop artificiel. Comme dans un rêve, c’est sûr, comme au théâtre, c’est sûr, tout ce qu’a sans aucun doute cherché Visconti, mais c’est trop singulier, trop invraisemblable pour le cinéma.
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Créée
le 22 oct. 2023
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