Série B bricolé avec 11 petits millions de dollars par un amoureux du genre, Johnatan Liebesman 26 ans à l'époque. Amoureux du genre à tel points que les références affluent avec le besoin de regurgiter ponctuellement ce qui a été visionné durant sa jeunesse. On passe ainsi par de nombreuses et classiques conventions du genre mais elles ne sont pas lourdement imposées, plutôt élaborées de façon ludique (le chat noir qui bondit sur le capot de la voiture de l'héroïne) et respectueuse.
C'est efficace, fun, malin. ça n'a rien d'un futur classique du ciné fantastique, c'est par contre le bon petit ride horrifique du samedi soir. Visuellement très soigné, partition enlevée de Brian Tyler, acteurs un peu fades cependant. Les apparitions de la fée sont réussies même si on aurait souhaité que la créature nous apparaisse davantage proche de la créature tragique et pathétique présentée dans le prologue que comme une machine à tuer à la chaîne.
Il faut également noter que la fée possédait à la base un tout autre design sorti de l'imagination de Steve Wang et que pour d'obscurs raisons, elle a été remplacé par une créature signée Stan Winston, plus cohérente avec l'histoire de grande brulée qui nous est conté mais bien moins fascinante.