Objectif lune : la mission américaine est d'envoyer son premier spationaute sur la Lune et, surtout, d'y devancer les Soviétiques. Nous sommes en 1968 et le film de Robert Altman est un film d'anticipation comme on pourra le voir.
Les scènes finales sur la Lune
sont plutôt réussies, qui nous gagnent par leur étrangeté fascinante, par le fantasme qu'elles suscitent. En revanche, tout ce qui précède, la majeure partie du film, est marquée du sceau de la banalité.
"Countdown", devançant de peu le fameux "M.A.S.H" d'Altman, est un des premiers films du cinéaste, lequel n'y témoigne ni d'un quelconque talent en devenir ni de personnalité, encore moins de son humour et de son ironie. Sur un scénario très commun, Altman se contente de relater de façon plus ou moins réaliste la préparation précipitée de la mission américaine, ses aspects techniques comme ses contingences humaines alimentées par les dissensions au sein du groupe.
Le film n'a pas de point de vue, pas même bêtement chauvin, et les personnages n'ont aucune épaisseur. Le style est terne, prosaïque, et se détourne, sans doute à dessein, du ton et de la flamme de l'épopée, de l'aventure extraordinaire.