Obsession
7.2
Obsession

Film de Curry Barker (2026)

Je l'attendais, j'ai été déçu. Le logo Blumhouse en ouverture m'a mis un premier coup de froid (une info que j'avais ratée) mais c'est le synopsis et les premiers retours positifs qui m'avaient donné envie. Mauvaise pioche au final.


Le film suit Bear, un jeune homme amoureux de Nikki, trop introverti pour lui avouer ses sentiments. Son ami Ian tente de l'aider, sans grand succès. Un soir, Bear tombe sur un objet prétendument magique dans une boutique et, après avoir raccompagné Nikki d'une soirée, formule son voeu : la rendre amoureuse de lui. Ça fonctionne à la seconde près. Nikki change de comportement et son obsession commence à se développer.


Le concept avait du potentiel. Le film n'en fait rien.


L'obsession de Nikki monte bien trop mollement pour rendre son personnage vraiment inquiétant. La structure tourne en boucle : elle colle Bear ou fait un truc bizarre, il la repousse, elle pique une crise en hurlant, puis reprend son calme l'instant d'après et ça repart inlassablement.


L'allure de teen movie disparaît très vite, les amis des deux protagonistes étant relégués à des utilités narratives mais sans que l'horreur ne comble réellement le vide laissé.


Sur le plan horrifique, c'est aussi très maigre. Une seule scène réussit à créer un semblant d'atmosphère (Nikki qui observe Bear dans son sommeil) mais elle est aussitôt désamorcée : elle ne se montre jamais vraiment menaçante. À côté de ça, deux séquences violentes et gores qui sonnent trop absurde pour avoir le moindre impact. La scène de soirée s'étire sans raison, l'humour par le silence ne prend pas. Quant à la scène dans la voiture : Sarah réveille Bear à 2h42 pour lui dire quelque chose d'apparemment urgent, il se lève en difficulté (car Nikki devient de plus en plus possessive), la rejoint… et elle ne lui apprend rien d'utile. Cinq minutes de champ-contrechamp successifs qui télégraphient un jumpscare ridicule avec l'arrivée de Nikki, pour déboucher sur un meurtre gore pour remplir le cahier des charges. La mise en scène est plate, sans tension, quasiment aucune montée dramatique malgré les occasions.


Mais le vrai problème, c'est Bear. Il a fait un voeu, il l'a su immédiatement, et pourtant, à mesure que Nikki déraille, on dirait qu'il a carrément oublié d'où vient le problème. Il ne consulte jamais ses amis, ne cherche pas à défaire le voeu, ne demande aucune aide. Il dit littéralement à Nikki d'arrêter ses conneries tout en sachant parfaitement que son état vient de lui. Il retourne dans ses bras, la subit, se couche à côté d'elle en se chiant dessus. C'est seulement une fois qu'elle devient violente (aux 3/4 du film) qu'il daigne vouloir en finir avec cette malédiction. Le personnage est d'une telle passivité, c'est lui qui plombe le film plus que tout.


Bref  c'est convenu et sans aucun frisson.

alexanderbistov
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le 9 mai 2026

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alexanderbistov

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