Version au féminin de la trilogie de Soderbergh, Ocean's Eight en reprends la recette point par point alors autant être clair tout de suite : si vous n'avez pas aimé la trilogie originale, passez votre chemin. Si vous n'avez vu aucun des films précédent, sachez qu'il n'y a quasiment aucune référence à ces derniers, à part l'affiliation frère/soeur et une petite apparition d'Elliott Gould.
Ainsi donc Mlle Debbie Ocean (Bullock), sœur du défunt Clooney (oui, il est censé être mort ici), sort de prison avec un tête THE plan de braquage. Voler un gros bijoux en diamant de 150 millions de dollars lors du Met Gala. Tout un programme nécessitant de monter une équipe de choc. Au menu donc, le duo Bullock (qui fait moins sage que Clooney) / Blanchett (qui se fait plus effacé que Pitt) qui tente tant bien que mal de remplacer le duo Clooney / Pitt. Anne Hathaway en guise de "victime" qui servira à sortir le bijoux (et qui place quelques clin d'œil aux Diable qui s'habile en Prada au passage). Helena Bonham Carter qui délaisse les sorciers pour devenir une créatrice de mode tout en conservant son petit grain de folie (mais en étant plus introverti). Rihanna en hacker rasta junkie assez convaincante. Sarah Paulson en desperate housewife. Mindy Kaling du côté orfèvrerie et enfin Awkwafina en chapardeuse experte. Bref, on retrouve un peu les équivalent de l'équipe masculine, Bon, au milieu de tout ce petit monde, la débutante qui se fait bizuter en moins. Un casting réussi avec des dames qui jouent bien leur rôle... mais qui n'arrive pourtant pas à atteindre le degré de complicité et d'interaction qu'avait les hommes de Soderbergh.
Le scénario suit un braquage méthodique rondement pensé et huilé... Et c'est peut-être là un des petits soucis du film puisque quasiment rien n'interfère à part l'épisode du système d'attache du bijoux tant convoité. Il y avait un peu plus de rebondissement avant. On a presque l'impression qu'ici on est en mode facile. On n'ira pas comparer les ambiances qui n'ont rien en commun, là où les hommes de Las Vegas tendait vers le rétro et le jeu, ici nous sommes plus dans une ambiance glamour. On conserve également l'aspect vengeance personnel, bien qu'ici, au lieu de voler l'infâme, on lui fera porter le chapeau (sur le pauvre Richard Armitage totalement transparent).
Un spinoff réussi, même s'il ne réinvente rien, manque de personnalité et n'atteint pas le niveau de l'original.