Oddity : La nuit, Dani occupe seule la maison qu'elle vient d'acquérir avec Ted, son mari médecin qui travaille de nuit. Un soir, un inconnu inquiétant frappe à sa porte. Il insiste pour entrer, car il a vu quelqu'un se faufiler dans la maison, et propose de l'aide. Cette nuit là, Dani meure. Un an plus tard, sa soeur jumelle, aveugle et disposant d'un don de voyance, s'invite dans la maison en compagnie de Ted et de sa nouvelle compagne, déterminée à faire éclater la vérité sur le décès de sa soeur.
Putain de flippe.
Oh, ce n'est pas avec le nombre de jumpscares ridiculement faibles, mais ils sont tellement bien amenés que c'est la frousse assurée. Parce que l'ambiance du film est feutrée, grinçante, inquiétante, soulignée d'une bande son des plus malaisante.
Et ça fonctionne du tonnerre. Pas besoin d'en mettre des couches et des couches pour achever le spectateur, il suffit d'enfoncer le clou au moment opportun pour terroriser le spectateur.
Un montage ultra efficace, des choix artistiques qui prolonge le malaise : ces visages, ces dessins, cette statue en bois... Autant d'éléments qui distillent un sentiment dérangeant. On n'est jamais confortablement installés devant ce film, tant les images et les sons perturbent.
Vu la nuit, au casque, sous un plaid. Tous les bruits de la maison deviennent alors inquiétants après le visionnage, lorsqu'il s'agit d'aller se coucher. Dans le noir.
Bon courage.