Précédé d'une réputation de film sulfureux due principalement à la censure qui a accompagnée l'exploitation du film lors de sa sortie, à qui il était reproché entre autres sa violence et des scènes d'agressions sexuelles réputées problématiques. Le film s'est retrouvé sabordé et fut parmi ces films qui se sont retrouvés dans une catégorie inédite qu'on appela les "Dirty VHS". Une mise à l'index qui à l'instar de l'avertissement "parental advisory explicit content", créé par un groupe de femmes traditionnalistes et rigoristes pour éloigner la jeunesse des œuvres musicales qu'elles jugeaient contraires aux bonnes mœurs et à la morale chrétienne, eu plutôt pour effet de poser sur des films ou des disques, qui sans ça aurait été oubliés ou ignorés, une attention qui en feront des œuvres recherchées par le public qu'il était sensé éloigner.
Découvrir le film aujourd'hui permet finalement de voir un "rape and revenge" certes dérangeant de part son sujet, où la violence est bien présente, qui toutefois ne choquera plus grand monde aujourd'hui, mais il révèle surtout que la censure liée à la question de la représentation du sexe, ne concerne pas du tout le "male gaze" qui pour le coup est vraiment discutable, mais une idée puritaine de la pudeur. Qu'en définitive ce n'est pas tant l'agression subie par la jeune femme qui fut considérée comme odieuse, mais la nudité de celle-ci.
Curiosité à voir au moins une fois, mais dans l'ensemble le film n'a rien de particulièrement mémorable ou remarquable et l'évolution de la société sur ces questions, obligent à replacer dans le contexte de l'époque de sa création l'objet comme témoin d'une façon de faire, aujourd'hui révolue.