Lorsque l'on parle d'un cinéaste abordant le style d'un autre, on parle souvent de sous-quelque chose, ici c'est le contraire. En effet, j'ai l'impression que le réalisateur François Jaros fait du Jonathan Glazer, mais en mieux. En plus percutant. Plus étrange. Plus dans l'outrance. Plus silencieux. Et surtout plus puissant. Suivre ce convoi de prostitué suivre des hommes sous un contexte du milieu des bûcheron (donc du canada).
Et cette virilité à l'outrance apporte réellement quelque chose à cette suggestion et à ce mysticisme très malsain. Vu qu'aucune parole n'est prononcé, rien n'est dit, il faut se laisser s'emporter par cette ambiance à la poésie violente et fascinante.
Peu de choses à dire de plus réellement, vu qu'il s'agit plus d'un film qui se vit qu'il ne s'explique.
Vive l'étrange!