Parmi l'ensemble des fans de japanimation, se trouve certains chercheurs de curiosités si singulières qu'ils ont parfois plus de personnalités et de choses à dire que d'autres productions, et le court-métrage que je vais vous présenter fait partie des pépites cachées de l'animation japonaise !
La Présentation
Oji-san No Lamp ou La Lampe de Grand-père est un court-métrage de Teiichi Takiguchi basé sur la nouvelle homonyme de Niimi Nankichi sorti en 2003.
L'histoire se concentre sur un grand-père qui surprend son petit-fils avec une lampe qu'il a trouvée en jouant à cache-cache. Le grand-père profitera de l'occasion pour lui raconter sa jeunesse (ce qui nous permettra d'apprendre son prénom : Minosuke) passé au sein d'un village de campagne non loin d'une ville en pleine occidentalisation.
Le besoin de changer face au désir de rester le même.
La Lampe de Grand-père est un récit sur le passage de l'adolescence à l'âge adulte avec un conflit concernant l'occidentalisation du Japon, mais alors que Minosuke profitera d'une des avancées de l'Occident pour aider son village, le progrès ne s'arrête pas à la convenance de notre protagoniste qui devra lutter face à d'autres avancées qui invalideront celle qu'il a apportée, jusqu'à soulever cette question :
Devrais-je me battre contre ces avancées qui m'ont permis de gagner ma vie jusque-là, ou aller de l'avant et trouver quelque chose de plus utile pour les habitants de mon village ?
En dépit de ses 25 minutes, La Lampe de Grand-père arrive à marquer les esprits grâce au détail apporté aux personnages comme Minosuke, qui est montré comme un jeune homme allant toujours de l'avant, énergique, affectif, curieux des nouvelles technologies, mais qui en même temps porte de l'importance aux valeurs traditionnelles japonaises !
Les autres personnages ne sont bien sûr pas en reste, mais pour éviter de vous gâcher l'expérience, je préfère vous laisser les découvrir.
Le court-métrage arrive grâce à son récit sur le passage d'un âge à l'autre et de son contexte à nous partager le fait de porter de l'importance au moment présent plutôt qu'à la technologie qui change de toute façon tout le temps.
Soit dit en passant pour les plus littéraires, un passage du court-métrage me rappelle beaucoup les écrits de Kenji Miyazawa qui fut une des inspirations de Nankichi Niimi, l'auteur de la nouvelle.
L'Animation
Le court-métrage date de 2003, mais si on m'aurait dit après visionnage que cela date de 2010 - 2011, ça ne m'aurait pas surprit !
Les décors peints sont remplis de détail avec l'utilisation d'un ton sépia au début de l'histoire pour distiller une certaine mélancolie, qui servira ensuite afin d'éblouir par les couleurs pétantes de l'adolescence et le début de la vie d'adulte de Minosuke tout en montrant toute la nostalgie qu'a le protagoniste pour cette époque.
La Musique
La B.O est composé par Haketa Takefumi, connu pour sa B.O de Vampire Knight. Sur La Lampe de Grand-père, Takefumi fusionne une façon de voir la musique occidentale avec des instruments japonais particulièrement appropriés étant donné le contexte du court-métrage.
La Conclusion
Pour conclure, La Lampe de Grand-père est un court-métrage que je ne peux que vous conseiller de voir si vous souhaitez découvrir de l'animation en peu de temps !