Jolie conte avec un fond un peu simpliste et plutôt mal-honnête...
Pour critiquer la guerre certains artistes nous montrent que les personnes sur qui nous lâchons des bombes sont des êtres pas si différent de nous.
Ici, pour nous montrer que la consommation d'animaux d'élevage est une hérésie on humanise les-dits animaux pour en faire des semblable.
Lorsqu'on vois Okja pêcher du poissons on ne s'indigne pas car le réalisateur n'as pas fait d'anthropomorphisme sur ces pauvres truites... Donc, comme ceux qu'il veut dénoncer Bong Joon-ho hiérarchise les espèces: celle qui peuvent être manger et celle qui ont des sentiments. Tout comme la majorité des consommateurs de viande qui choisisse de ne pas toucher au cheval pour des raisons sentimental.
Passé le fond la forme est assez surprenante... il y a une esthétique de block buster/teen-movie parsemé d'acteurs au sommet de leur surjeu (voir cabotinage) mais avec des moments de mise-en scène qui passe du subtil au spectaculaire. Je me suis laissé prendre et finalement j'ai accepté ce film plus comme un divertissement que comme un film d'auteur... (triste à dire)
J'ai eu un peu de peine tout de même quand je repensai à ces anciens film : Memories of murder et The Host, il y'a clairement quelque chose en moi dans ce film (mineur à mon humble avis)