Pour commencer et avant tout, j'ai apprécié Okja et n'ai pas vu les 2 heures passer, ce qui signifie que c'est un bon film. Même si je trouve que le cinéma coréen est parfois très violent dans ses propos: certains personnages utilisent des vraies insultes entre eux ou envers la petite fille - ça n'a probablement pas le même poids qu'en anglais ou en français.
Ce que Okja n'est pas:
- un film carré où tout est expliqué. Pour sauvegarder le rythme de l'histoire, on a pas mal d'ellipses et les personnages passent facilement d'un endroit à un autre.
- un film engagé. Certes les membres du front de libération des animaux sont vus comme des héros mais les scènes crues dont le même genre d'association nous donne à voir sur Youtube sont toujours dans le non-exposé, le quasi-non-dit. On est un peu comme Mija à ne pas voir ce qui se passe réellement. Pas de shock-value dans ce film. Mais après tout, pas besoin de cela. Je me souviens d'un ami qui m'a dit que sa fille avait refusé d'avaler du jambon quand elle a appris que le jambon, ça venait de petits animaux mignons comme Babe (oui, le film de Miller).
- un film promouvant le végétarisme. Mija et son grand-père sont omnivores et le restent. Le problème pour Mija n'est pas là. Elle ne cherche pas à empêcher la viande de se faire mais à sauver son ami. A ce titre, les super-cochons sont conscients et visiblement capables de communiquer. Dommage que le front de libération ne prenne pas ce point de vue en considération.
Ce que Okja est:
- une jolie fable sur l'amitié dont le début n'est pas sans rappeler le jeu vidéo The Last Guardian. On pourrait aussi le rapprocher de Mon Voisin Totoro pour le couple monstre géant / petite fille.
- un film avec des images de toute beauté. C'est beau, partout, tout le temps.
Bref, j'ai beaucoup aimé mais je crois que si je dois revoir un film de cochon, ce sera les 2 Babes.