Georges Lautner et Francis Veber au scénario se moquent d'une nouvelle forme de cinéma très en vogue dans les années 70. Leur comédie ne vise pas à faire le procès ou à stigmatiser l'industrie et le cinéma pornographiques. Elle ironise, avec une causticité certaine, sur la surenchère ridicule et généralement médiocre de la création pornographique, évoque le cynisme et le mercantilisme forcenés des producteurs, incarnées ici par le duo pas triste Marielle-Jugnot, jamais à court d'idées fallacieuses et vulgaires.
Pour illustrer leur propos, les auteurs imaginent un auteur de scénario (Pierre Richard) contraint de se compromettre dans une adaptation pour le moins corrigée de son oeuvre... En sorte que son drame austère devient insensiblement, par la loi du genre porno, une inconcevable démonstration de bêtise et de sexe. Les moments les plus drôles du film tiennent aux transformations incessantes du scénario. Pierre Richard, plus sobre qu'à l'accoutumée n'est jamais aussi drôle que lorsque Lautner nous le montre égaré dans un milieu qui n'est pas le sien.
En revanche, sa relation sentimentale et morale conflictuelle avec Miou-Miou -dont le personnage est bien mièvre- apparait malheureusement trop étriquée et schématique. Elle coupe souvent le rythme de la comédie et ses conventions affaiblissent considérablement le récit.