Avant que le numérique ne vienne lisser les enjeux de l’espionnage, Andrew Davis savait comment filmer la sueur et le doute. Avec THE PACKAGE, on plonge dans une Amérique de fin de Guerre froide où les uniformes cachent plus de secrets que les dossiers classifiés. Le film ne s’embarrasse pas de fioritures : c’est sec, c’est urbain et c’est porté par un Gene Hackman qui n'a jamais eu besoin d'en faire des tonnes pour imposer son autorité.
En effet, le face-à-face avec un Tommy Lee Jones magnétique transforme ce qui aurait pu être un simple film de convoyage en une partie d'échecs géopolitique redoutable. La mise en scène de Andrew Davis utilise Chicago comme un personnage à part entière, froid et implacable. Pourtant, derrière l'efficacité de la mécanique, une zone d'ombre subsiste : pourquoi certains personnages clés semblent-ils s'évaporer au profit de la seule efficacité du rythme ? Et que dire de cette fin dont le cynisme institutionnel mériterait une analyse bien plus poussée que ce que le simple divertissement laisse paraître ?
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