Un film qui est composé d’un mélange d’images d’animation et de prises de vue réelles. Je n’ai pas trop apprécié les séquences d’animation qui respirent l’absence de budget, que j’ai trouvés plutôt laides et désuètes quoique originales et mignonnes, mais heureusement elles ne constituent pas la majorité du film. Au contraire les prises de vue réelles sont absolument somptueuses dans leurs cadrages, leurs éclairages, leurs couleurs, leurs décors, la plastique du couple d’acteurs et j’ai été éblouie par toute cette beauté d’autant plus qu’il y a au début de l’histoire une musique jouée au piano qui m’a touchée. Malgré cette avalanche de beauté, je n’ai pas adhéré au concept du film. Il y a une volonté de créativité, d’onirisme, de poésie dans les situations, les dialogues de la voix off et des discours des personnages mais selon moi cet objectif n’est pas atteint car tout est trop obscur et maladroit pour que cela fonctionne. On dirait que le scénariste a pris l’histoire du mythe d’Orphée puis a décidé de le rendre plus énigmatique et originale de manière artificielle. Après, peut-être que je pense ainsi parce qu’il me manque trop de références pour bien profiter de ce que le scénariste avait à raconter. J’aurais bien aimer lui poser des questions pour mieux comprendre le film sans lui dire pour autant que je me suis bien ennuyée.