Tout petit, minuscule 7. Disons que j'ai parfois du mal avec Jean Marais, et que Cocteau est clairement plus à l'aise avec les séquences à dominances oniriques ou nécessitant des effets spéciaux, qu'avec les moments plus terre à terre où il s'agit de faire exister ses personnages. Comme si Cocteau lui-même le savait, en témoigne ces sons radios "extraordinaires" qui viennent illuminer la vie d'Orphée, quitte à abandonner sa femme et donc la vie réelle. Reste que les effets spéciaux sont souvent bluffants, même lorsqu'ils sont obstinément visibles (faux-miroirs ou transparence), et surtout, que toute la séquence centrale, où un personnage meurt, est hyper impressionnante. Un très grand moment. Comment ne pas penser à Lynch dans cette manière de filmer "l'électricité fantastique", de travailler les sons, et surtout le passage d'un monde à l'autre ? En l’occurrence celui du royaume des vivants et des morts ? Twin Peaks vous avez dit ? Décidément, Lynch pompe tout le monde.