Quiproquo à Bonifacio
Perçons l'abcès tout de suite : non, les films de Hazanavicius n'ont pas forcé le trait sur le personnage. Le Hubert Bonnisseur de la Bath originel est bel et bien macho, séducteur relou, pas...
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le 13 mars 2016
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Perçons l'abcès tout de suite : non, les films de Hazanavicius n'ont pas forcé le trait sur le personnage. Le Hubert Bonnisseur de la Bath originel est bel et bien macho, séducteur relou, pas toujours très malin et assez brutal. Il faut le voir flanquer des raclées mémorables à ses adversaires, emballer toutes les pépées qui lui passent sous les yeux, filer quelques baffes à celle qui l'a trahi, et enquêter mollement sur les manigances des soviétiques en goguette à Bonifacio.
Le film est plaisant à suivre, plus pour son aspect désuet de James Bond franchouillard et pour son personnage principal, que pour son scénario d'espionnage tout à fait classique. Les bagarres valent le coup d'être vues, notamment celle se déroulant sous l'eau ; les décors de Bonifacio sont eux de toute beauté et bien exploités.
Kerwin Matthews manque peut-être un peu de pêche pour incarner vraiment l'agent secret, mais OSS 117 se déchaine se regarde avec le respect qu'il mérite : celui d'un représentant tout à fait honorable d'un cinéma de genre national, tradition qui s'est semble-t-il perdue depuis.
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le 13 mars 2016
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le 13 mars 2016
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