Francis Ford Coppola nous livre ici une chronique intimiste d'une jeunesse à la dérive...
La jeunesse rebelle américaine ayant déjà été maintes fois transposées sur grand écran, on se demandait réellement ce que pouvait bien nous offrir de nouveau Francis Ford Coppola, tout en sachant bien qu’il venait de mettre en scène la même année Rusty James (1983) avec Mickey Rourke (et une fois de plus Matt Dillon). Il faut bien admettre que c’est avec surprise que l’on se retrouve devant une version romantique de la jeunesse rebelle. Deux bandes s’affrontent, celle des "socs" qui regroupent des bourgeois et celles des "greasers" avec des jeunes issus des quartiers défavorisés. Suite à une bagarre qui dégénère, Ponyboy & Johnny, deux membres des "greasers", fuient la police. Le film les suit dans leur échappatoire, livrés à eux-mêmes. Une histoire d’amitié touchante et sincère, qui peut cependant paraître nunuche (voir Ponyboy réciter de la poésie pendant un coucher de soleil ou le voir faire la lecture de Autant en emporte le vent à Johnny, il faut bien reconnaître que l’on a rarement vu des délinquants aussi "fleur bleue"). Adapté d'un roman écrit par Susan E. Hinton, Francis Ford Coppola nous livre ici une chronique intimiste d'une jeunesse à la dérive, ressemblant étrangement à La Fureur de vivre (1955) mais en version sirupeuse. Le tout étant magnifiquement accompagné par une très belle B.O et bien évidemment, toute une distribution de jeunes acteurs prometteurs dont C. Thomas Howell (malgré une carrière prolifique il cumule essentiellement des Séries B et autres DTV), Matt Dillon, Patrick Swayze, Rob Lowe ou encore Tom Cruise ! Pour la petite anecdote, le film s’est vue décliner en série télévisée en 1990, sous la forme de 14 épisodes (avec entre-autre Billy Bob Thornton & David Arquette).
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