N'est pas Bertrand Blier qui veut.
On devine l'influence du réalisateur des Valseuses et surtout de Buffet Froid dans cet objet filmique non identifié.
Mais contrairement à ce chef d'œuvre de 1979, Ouvert la nuit est soporifique. Il y a bien quelques moments savoureux mais on reste abasourdi devant le naufrage. Edouard Baer, lui-même, semble perdu dans son propre film.
Il ne suffit pas d'enchainer les répliques loufoques et le coq à l'âne pour faire un film déjanté. Maintenir un ton surréaliste pendant 1h30 est quelque chose de difficile surtout quand on n'est pas réalisateur.
Le générique de fin, lui, est assez réussi : grâce à une chanson originale d'Alain Souchon écrite sur mesure et qui reprend le titre du film.