Le film raconte le grand chantier autant que la grande aventure américaine que constitue la construction du chemin de fer vers la Californie. C'est un sujet où le style emphatique de Cecil B.DeMille et la propension du cinéma hollywoodien à célébrer la naissance d'une nation devraient pouvoir s'exprimer.
En réalité, le film n'est pas à la hauteur de la tâche. La pauvreté du scénario et de l'intrigue réduit la possible épopée à une aventure sans envergure.
Un financier spéculateur charge le malfaisant Campeaux de retarder la construction de la ligne ferroviaire de l'Union Pacific tandis que Jeff Butler enquête sur les sabotages. A cette trame s'ajoutent quelques contingences amoureuses entre Barbara Stanwick et deux rivaux incarnant, l'un l'intégrité, l'autre pas.
Donc, en dépit du sujet, qu'on ne s'attende pas à une belle histoire riche de grands espaces et encore moins à un témoignage historique placé sous le signe de l'authenticité. Dépourvue de panache et de lyrisme, la mise en scène parait élémentaire et, surtout, la direction d'acteurs est grossière, entrainant les comédiens dans une interprétation pesante et datée.