Wouah putain quel pied j'ai pris ! Faut dire que j'étais plus du tout habitué à voir des blockbusters d'une part non issu d'un comics, d'un jeu ou du cerveau pourri de Damon Lindelof, et d'une autre part rigoureux comme il faut avec une production soignée à tous les niveaux (enfin presque, la BO est quand même pas géniale, en fait je m'en rappelle plus, elle était trop souvent recouverte de bruits de tôle qui fracassaient des gloumoutes). Et en plus avec un vrai bon réal avec un vrai pouvoir de décision qui se voit à l'écran. Parce que ouais, Pacific Rim çà sent le G. Del Toro de partout (sauf pour ceux qui ont oublié les 2/3 de sa filmo, la bourrine avec des chasseurs de vampires et des démons rouges), avec une DA de premier ordre qui va des pompes de Ron Perlman aux bocaux contenants des boyaux de kaijus, bref çà fait du bien aux yeux.
Et l'histoire ? Bah elle est simple l'histoire et le scénar l'est aussi, mais qui dit simple ne dit pas simplet. parce que ce que raconte Pacific Rim et bah Pacific Rim le raconte bien, sobrement, efficacement, avec son lot de bons sentiments (souvent pudiques d'ailleurs ces bons sentiments) sans chercher à se prendre pour plus beau qu'il ne l'est déjà. Evidemment il y aura toujours des mecs chiants pour dire que çà repompe Evangelion (comme si Evangelion était sorti du cul d'une vierge), sauf que de ce que je connais d'Evangelion (j'ai vu qu'un film) et bah çà le dérouille sans trop de problèmes, d'ailleurs on pense à plein de trucs quand on regarde le film qui vont de Rocky à Top Gun, mais c'est jamais un défaut, c'est toujours super cool. Et il faut préciser que même si le scénar fait une grosse place aux combats titanesques, çà n'empêche pas les petits moments de douceurs dont Guillermo Del Toro a le secret, comme le souvenir de Mako, scène que j'ai trouvé fabuleuse, y'a pas à chier il sait y faire avec les gamins.
Je vais passer sur l'aspect fun du film, il est tellement évident, et en plus je pourrais éclabousser partout tellement j'étais fou devant ce spectacle exaltant, j'en ai même regretté de pas être dans un stade pour crier de joie comme un sauvage.
En résumé, c'est génial.