Choc Jaeger (vieux calembour de l'espace)
Peut-être est-ce parce que j'attendais trop ce film. J'aime beaucoup Guillermo Del Toro, j'aime bien les films qui nous en mettent plein la figure avec leurs trucages grandioses, et depuis que Goldorak avait fait les belles heures de mon enfance, j'avais une certaine prédilection pour les grands robots. Donc, ce film avait tout pour me plaire, et mon impatience était énorme.
Peut-être est-ce parce que je l'ai vu sur petit écran et n'ai donc pas pu savourer pleinement les trucages.
Peut-être est-ce parce j'avais pris une claque monumentale quelques jours plus tôt avec Man Of Steel, et que ce Pacific Rim ne soutient pas la comparaison dans la catégorie des divertissements idiots mais impressionnants.
Peut-être est-ce tout simplement parce que le film n'est franchement pas terrible.
En tout cas, j'ai été déçu par Pacific Rim.
Bien entendu, le scénario est parfaitement idiot, mais je n'attendais rien de ce côté-là en particulier. Mieux : je pardonne facilement un tel défaut si l'action ou les effets spéciaux sont si bons qu'ils me font oublier l'histoire, les dialogues et tout le reste. Or, je pense que c'est ici que se situe la déception.
Les trucages ne sont pas aussi impressionnants que ce que j'aurais cru. Les scènes de combat sont filmées constamment de nuit, dans l'eau ou sous une tempête, bref de façon à ne pas voir pleinement ce qui se passe. Sans être aussi mal filmés que ceux des Transformers de Bay, il y a quand même une grosse frustration de ce côté.
De plus, les scènes d'action sont complètement répétitives. Avec le recul, je me dis que c'était sûrement prévisible : le pitch ne propose qu'un seul type de combat, des robots géants contre des dinosaures. Du coup, on ne peut varier que sur le nombre de combattants ou sur la taille des monstres, mais pas sur le type d'action elle-même.
Et puis, il y a ces nombreux temps morts. Et ça, c'est mortel ! Parce que les comédiens sont nuls, les dialogues sont nuls, on retrouve les poncifs messianiques et les discours mobilisateurs, etc. Quand on a une telle absence d'inventivité, on ne ménage pas de temps mort !
Alors, qu'on soit clair, ce n'est pas une catastrophe non plus. C'est juste nettement en-dessous de ce que ça aurait pu être, en-dessous des capacités contenues dans un tel projet.
Alors, bien sûr, on sent que Del Toro s'est fait plaisir. Et puis, il y a le numéro de Ron Pearlman (j'ai adoré sa ré-apparition au milieu du générique de fin) et la présence de Rinko Kikuchi, forcément salvatrice quand, comme moi, on a un faible pour les demoiselles asiatiques. Mais ce ne fut pas suffisant.