Bon, alors, va falloir que l'on m'explique pourquoi ? Pourquoi, en période de guerre avec des Godzilla (très bien réalisés au passage), l'on décide d'avoir la brillante idée que créer des géants de fer à leur échelle mais qu'on ne les produise pas en série, non monsieur. On préfère créer un prototype pour chaque style, en mode Real Steel pour les Russkof, Inspecteur Gadget pour les Asiats, Expendable pour Papa et fiston patriote, et Optimus Prime pour notre cher ami Ray... pardon Raleight.
J'ai arrêté de compter les clichés dans ce film après 15 min, et j'ai pris sur moi pour essayer de ne pas remarquer le formidable jeu d'acteur (sans aucune ironie bien sûr) auquel on peut assister tout le long du divertissement.
De même pour les flashbacks.. Autant pour Man of Steel, ça pouvait passer. Mais il y a des limites à ne pas franchir. Je veux bien que l'on fasse retour arrière 30 sec, mais si c'est pour rester en gros plan sur une fillette chouinant à coté d'un Kaiju pendant près de 5 min pour quoi au final ? Savoir qu'elle est traumatisée. Merci !
Idris Elba nous livre une piètre prestation, sûrement plus à cause du scénariste qu'à cause de ses talents d'acteurs.
À ce moment là, vous devez vous demander pourquoi cette note ? Même si en écrivant, je me pose aussi la question, je ne compte pas revenir sur ma décision de mettre ce 6, parce que, à chaud, je peux dire que c'est la première fois de l'année que la 3D ne me fait pas mal aux yeux. Mieux, j'ai même apprécié. Pas de 36 plans à la seconde comme on peut le voir dans Man of Steel, des actions que l'on peut prendre le temps de voir, d'admirer...
Outre la 3D, les effets spéciaux sont assez réussis ! (En même temps, pour le budget du BB, fallait pas s'attendre à de la merde). J'ai eu un peu plus de doute sur les scènes sous-marines. La rapidité des combats sous-marins donne un résultat pas très plausible. Et puis, des décharges qui font crever tous les poissons que l'on voit tomber sur le sol alors qu'ils sont à 3000m sous le niveau de la mer... Mais bien sur ! On dira que c'est quelques petites truites qui se sont aventurées en eaux profondes, et ça leur a pas très bien réussi.. Bref!
À noter que j'ai bien apprécié l'intro, bien que déjà vu dans le style. Le fait de débuter l'histoire au beau milieu du conflit nous permet de rentrer dedans direct, de se familiariser avec le Jaeger du petit Raleight.