Pacific Rim fait partie de ces films qui vous font retomber en enfance. On en ressort ébloui par le spectacle titanesque réalisé par Guillermo DelToro. Le film tire son inspiration dans le Kaiju eiga, mais pas seulement. En effet, ici les références geeks discrètes s'enchaînent les unes après les autres qu'il s'agisse de Mass Effect, Vanquish, Unreal Tournament, Evangelion, Starcraft, Mechassault ou bien encore Metroïd. Le scénario tient du Shônen traditionnel avec des protagonistes rencontrant des difficultés dans leur ascension vers la victoire. Un schéma simple, mais efficace.
Alors pourquoi aller voir cet espèce d'hybride entre culture japonaise et blockbuster américain ? Et bien tout simplement pour le plaisir immense qu'il procure. Contrairement à Transformers (oui c'est à toi que je m'adresse Michael Bay) les scènes de combats sont très lisibles. Je répète, les scènes de combat sont d'une lisibilité parfaite. L'impulsion des coups portés est très bien retranscrite et donne ce petit frisson à chaque impacte, la tension est omniprésente et l'action est juste ahurissante : du jamais vu. DelToro à eu l'intelligence de rappeler régulièrement l'échelle homme/Jaeger ce qui fait justement réaliser au spectateur l'incroyable grandeur des combats (les nombreuses contre-plongées y participent également).
Les nombreuses scènes de préparation avant les attaques sont ici bien réalisées et donne un véritable sens à l'utilisation des Jaegers. On pensera notamment à la première fois que la caméra pénètre au sein du bunker abritant les robots géants. Il y'a ici comme un parfum de Star Wars IV avant l'attaque de l'étoile noire... Mais les deux instants mémorables du film restent l'introduction et la scène de combat dans Hong-Kong : une pure merveille. Seul point noir : l'insertion d'un duo de scientifique débiles dignes des publicités Sega des années 90.
Avec Pacific Rim, on sent que le réalisateur s'est fait plaisir et à été généreux avec la pellicule. Voir des Mechas tabasser des Kaijus donnent littéralement envie de se lever de son siège et de hurler un bon "finish him !" Un rêve d'enfant réalisé et un excellent divertissement à condition d'accepter la petitesse du scénario.