Pacific Rim vous touchera plus si vous connaissez déjà l’œuvre de Guillermo Del Toro. Les autres risquent de n'y voir qu'un gros film de baston entre Robots géants et monstres apocalyptiques (ça cogne beaucoup).
Les amateurs remarqueront le soin maniaque apporté à la conception des monstres et des robots. Luisants, liserés de bleu, impressionnants de détails, je n'ai pas reçu une telle claque depuis Jurassik Park, qui à son époque enfonçait tout ce qui s'était fait avant. Avec Pacific Rim, rebelotte. Pour la première fois depuis avatar, je vois un film où la 3D se justifie (et depuis, il y a eu Gravity).
Entendons-nous bien : la 3D reste un effet spécial, elle ne change pas la narration et ne transforme pas un navet en bon film. Mais dans Pacific Rim, elle nous permet de mieux sentir le gigantisme des robots et des monstres. Je ne pensais pas écrire cela un jour, mais je n'envisage pas de revoir ce film autrement qu'en 3D.
Pacific Rim n'est pas profond (même s'il y a des scènes au fond de la mer, ah ah... hum) ni subtil. Le scénario est à peine plus compliqué qu'un épisode de Bioman. Il nous sert des clichés malheureusement habituels dans les blockbusters (les rapports père/fils compliqués, le discours du chef pour motiver ses troupes, les scientifiques barrés à la "Chérie, j'ai rétréci les gosses"). Cependant, c'est un gros fantasme de geek, le pilotage des robots est directement inspiré d'Evangelion (un poil plus complexe) et il y a des monstres géants (comme dans Gozilla/Goldorak/Bioman, choisissez votre chouchou).
Si vous n'avez jamais aimé l'une des 3 références ci-dessus, baissez la note de 2 étoiles. Sinon, attendez la sortie en Blue-Ray 3D et achetez-vous un ButtKicker.