PACIFIC RIM : Quand Pacifique rime avec Epique !
Moualleeeez ! Des Robots géants qui se battent contre des gros monstres extraterrestres ?! Pour moi c’est à tester ! Session ciné dès la sortie du film dans une salle comble pour tâter de la bête :
Bon on n’est pas là pour perdre son temps à mettre le décor en place donc on va prendre une grosse voix off bien virile, et expédier tout le scénario au début dans une intro blindée d’images façon chaines d’info. Je vous le donne en mille : une faille temporelle s’est ouvert au fond du pacifique et lance régulièrement des gros monstres tous vilains – des Kaijūs - de plusieurs 10aines de mètres de haut qui éclatent laggle de l’entourage.
(L)outre les dégâts colossaux occasionnés par ces grosses bêtes, elles ont apportés avec elle une bonne dose de kitsch, à tel point que l’humanité a décidé de fabriquer des gros robots bien tape à l’œil et bien clichés appelés Jaegers, pour se battre avec les gros amphibiens. Loin du réalisme d’un Cloverfield par exemple, là on nous sert sur un plateau encore gras du saucisson de la veille du bon gros cinéma popcorn comme on aime. Au programme, du free fight épique et complètement abusé, un scénario aux ficelles à peine dissimulées, et des personnages aussi profonds que la mare aux canards qui fait office de plus grand océan de la Terre (Les bordels ont pied quasi partout et traversent un océan en 2 secondes). Comble du cliché : le héros, un pilote de Jaeger insubordonné et un peu douchebag, va connaitre un drame et décrépir en même temps que le programme Jeager qui l’engageait pour être remplacé par une super idée : UN PUTAIN DE MUR ! Sans déconner. Décidément c’est l’idée du siècle : WWZ. Mais là c’est tout le long du Pacifique ! Sisi. Et va y, on va l’appeler : le Mur de la VIE ! (véridique).
Mais voilà, on ne fait plus de bons maçons ces temps-ci, et les robots c’est carrément plus cool à voir donc on remet ça et on annule l’apocalypse avec notre héros au bout du rouleau et quelques vétérans du programme Jaeger ! DEAL WITH IT !
Donc qu’est-ce que ça vaut toussa ?
Bah déjà on ne vient pas pour le scénar, mais bien pour les combats, et de ce côté, le contrat est rempli. Ça pète de partout, ça se regarde comme du catch, on sait que c’est abusé, mais il y a un côté hypnotique et on en veut plus (surtout quand c’est par-dessus la troisième coooorde). Afin d’éviter la rupture d’anévrisme, on nous entrecoupe tout ça d’une intrigue autour de scientifiques et de contrebandiers d’organes et de noix de Kaijūs, et de quelques scènes flash-back à Tokyo qu’on nem ou qu’on nem pas. Petite déception à mon gout pour ce type de film : pas assez d’humour. Les bonnes vannes se comptent sur les doigts d’une main (La mouette, Le pendule de newton, la scène d’après générique, …) mais on aurait voulu un peu plus de lol pour enrober tout ce kitsch. Un peu comme une boite de chocolat : la plupart des chocos sont franchement dégueu, mais plus la boite est fournie plus on est content.
Bref en clair, plutôt cool pour sa catégorie. Et on ne m’a pas menti sur la marchandise : ce sont effectivement des gros robots qui pètent laggle à des gros monstres.
PS : A la fin il est pas mort en fait