Le marathon Paddington arrive à son terme, et tout cela pour rattraper ce troisième volet loupé en salle. Et je dois dire qu'après visionnage, je ne regrette pas de ne pas être allé le voir. Quelle déception ! Près de 7 ans d'attente pour une suite qui n'arrive clairement pas à la cheville de ses prédécesseurs. Alors oui, clairement, ce n'est pas un mauvais film d'aventure familial. On y trouve des situations rigolotes qui font sourire, une Olivia Colman qui s'éclate en nonne beaucoup trop souriante et un personnage éponyme toujours aussi attachant. Mais ce troisième opus souffre de l'absence du réalisateur Paul King - alors pris par le tournage de Wonka. Ce dernier avait su instaurer une candeur à ses films Paddington, qui ne tombait jamais dans la mièvrerie. Les titres dégageaient un charme so british très appréciable, qui renforçait leur aspect chaleureux, poétique et adorable. Ici, son remplaçant Dougal Wilson tente de reproduire la formule, avec ses mimiques de mise en scène, sans jamais capter l'essence des premiers volets. Tout y est plus édulcoré, avec des comédiens bien moins impliqués - et que dire de l'absence si marquant de Sally Hawkins... Tout dans Paddington au Pérou semble plus forcé et mécanique, pour faire de ce cher ourson un héros de comédie familiale plus lambda qu'à l'accoutumée. Et c'est vraiment dommage...