Les plus :
- Le film s’ouvre sur un début rigolo et un brin surréaliste (une fille tue sa mère avec un sèche-cheveux dans la baignoire), qui laisse espérer un bon délire.
- Les maquillages et effets sont potables, dont un corps multicolore façon Street Trash ou une victime écrasée par un champ d’énergie (une plaque de verre, en fait).
- Ambiance vaguement giallo avec ce tueur masqué (un fantôme de l’opéra du pauvre), la lame sortant du violon et quelques coups bien sentis dans la chair.
- Le charme désuet des actrices italiennes des années 80, dont Daria Nicolodi, qui produit aussi le bousin.
Les moins :
- Paganini Horror oscille entre un film de maison hantée tourné dans trois décors et un clip de rock au rabais, avec des effets électriques particulièrement ratés et un filtre bleu censé faire croire qu’il fait nuit.
- Actrices hystériques en surjeu permanent ; il faut dire qu’elles ne sont pas aidées par des dialogues d’une débilité rare. Exemple : "Je brûle !" hurle une victime en train de brûler, au cas où on n’aurait pas compris. Tout est comme ça pendant 1h20.
- Scénario absurde, qui semble avoir été écrit au fur et à mesure du tournage, sans aucune logique.
- Pire rôle de Donald Pleasence, présent dans trois scènes juste pour mettre son nom sur l’affiche ; on dirait qu’il a pris de la drogue avant de tourner. Triste !
- Filmage caméra à l’épaule qui respire l’amateurisme, photo digne d’un téléfilm (ce qu’il est), et un doublage italien atroce qui rajoute une couche de ridicule involontaire.
Je n’aime pas le terme nanar, qui englobe souvent tout et n’importe quoi, mais je ferai une exception ici : c’en est le parfait exemple. Ça faisait longtemps que je n’avais pas vu une telle purge ! Et dire que l’affiche sublime me faisait rêver à l’époque... J’avoue que c’est parfois tellement nul que ça en devient drôle, mais malgré la courte durée le temps m’a paru bien long.