Le film débute par une scène d'assaut.
Des mineurs reculés dans la montagne échappent encore à l'emprise du fondateur de la plus proche bourgade, qui envoie sa bande de gros bras pour chasser ces gens de cette source à dollars.

Clint est client des clins d'oeil aux références du genre.
Ainsi, à Sergio Leone, le Prêtre emprunte le foulard noir de Blondin (http://www.vodkaster.com/images/Le-Bon-la-brute-et-le-truand/9099/17323122 / http://angriest.blogspot.fr/2011/01/pale-rider-1985.html)
De même, la seule femme du film à avoir du texte dans son script s'appelle curieusement Sarah, en mémoire peut être à - Two Mules for Sister Sara -, Clint Eastwood endossant cette fois au titre de la réciproque le costume d'église.

Le prêtre monte un cheval blanc longiligne signe de pureté et d'équilibre.
L'équilibre, c'est d'abord celui du film qui reprend chaque composante du Western avec un souci de mesure extrême pour ne jamais tomber dans la saturation de l'une ou de l'autre. Le bled paumé au milieu de nulle part, théatre où ont lieu les plus beaux échanges ; Des lumières ajustées sur les regards sévères ; Des paysages de montagnes magnifiques mais également de tout petits détails qui façonnent la qualité du film ; Et un peu de sentimentalisme aussi.
Pour étayer la dimension spirituelle du héros, Clint Eastwood a tout de même opté pour quelques concours de circonstances pour le moins surprenants. La fille qui lit dans son livre la venue d'un personnage important qui les aidera à combattre l'oppression tandis que le Prêtre apparaît dans le cadre de la fenêtre, ou encore la scène du cassage de caillou se terminant par le rassemblement pompeux de tous les hommes de la mine.

Le prêtre tire peu mais tire vite, dans ce film même un peu trop.
La scène finale est expédiée comme s'il avait manqué de la bande dans la caméra. Le prêtre argue avoir une histoire à régler avec le Shérif Stockburn ce qui westernement parlant pouvait laisser entrevoir un furieux réglement de compte borné de regards énervés. Mais sans doute parce qu'il est prêtre, il n'y a aucun débordement de situation, seulement un "!!!Toi!!!" tonitruand du Shérif précédent un vidage de barillet platonique.

- Pale Rider - est en définitve une oeuvre western qui s'illustre davantage dans la poésie et la retenue. Une sorte de douceur ou de bonté au pays des méchants qui postillonnent et suent du front.
FPBdL
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le 15 avr. 2013

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le 15 avr. 2013

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