Palindrome
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Palindrome

Court-métrage de Hollis Frampton (1969)

Relativement déçu par cette objet structurel à la programmatique néanmoins passionnante ( ou comment partir pour Frampton de rebuts biochimiques et les monter en une quarantaine de phrases photogrammiques déclinées selon la structure du palindrome, tout en tenant compte d'une douzaine de variations régulières ) mais étrangement exsangue dans son rapport au spectateur ; le sentiment de voir une véritable opération de recherche rigoureusement construite et découpée, étayée par un rythme métronomique qui annonce ce que le cinéaste portera jusqu'à un formidable point d'aboutissement dans son chef d'oeuvre Zorns Lemma quelques mois plus tard... paradoxalement vidée de sa substance une fois le squelette dudit film clairement identifié.


On pense évidemment aux nombreuses triturations pelliculaires effectuées par Stan Brakhage à la même époque, Hollis Frampton y ajoutant l'apparat cumulatif propre aux expérimentations structurelles de son cinéma : grammaire, rythme et syntaxe sont légion chez le réalisateur, hélas ici alimentés par un processus stylistique qui tourne vainement et à vide. Dommage...

stebbins
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le 18 oct. 2020

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stebbins

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