Je l'aime bien ce survival de science-fiction crasseux. Il s'inspire très fortement de Alien, The Descent et Mad Max 2, mais comme ce sont trois films que j'adore, ça ne me dérange pas. Les décors, même s'ils sont sombres et métalliques, sont moins stylisés et beaux que ceux d'Alien, donc au bout d'un moment, je n'avais plus l'impression d'être à bord du Nostromo.
Tiens, je vais commencer par les décors qui m'ont bien plu, notamment celui du réacteur et les espaces où sont stockés les personnes en hyper-sommeil - qui constituent aussi le garde-manger d'une autre partie des voyageurs. Ceux qui ont vu le film comprendront. ^^ Le film utilise bien ses décors, entre lieux gigantesques et bien éclairés et d'autres étroits et obscurs comme les couloirs et les conduits d'aération. Sensation de claustrophobie garantie. Pas de place pour les couleurs : on est tout le temps dans des décors industriels noirs ou gris, le tout recouverts de crasse. On a presque l'impression de sentir l'huile et la ferraille.
Les créatures sont pas mal et leurs maquillages supportent bien les gros plans. Ces humanoïdes blafards ont un comportement des plus primitifs : ils passent leur temps à chasser en bande, à dévorer tout ce qui peut se dévorer, et poussent des cris effrayants. Ils se reproduisent - on voit un petit, pas très réussi - et dorment tous ensemble les uns sur les autres dans une espèce d'immense dortoir spartiate et convivial au pied du réacteur. Le film finira par nous donner vaguement l'explication pour leur présence à bord de l'Elysium, mais on n'en saura pas plus. Ils sont assez terrifiants et c'est tout ce qu'on attend d'eux.
En revanche, je serai beaucoup moins enthousiaste à propos des humains. Quaid et Foster sont irréprochables, mais que dire de l'unique personnage féminin, sorte de Lara Croft totalement incongrue et irréaliste dans ce vaisseau spatial devenu coupe-gorge ? Elle se balade pendant tout le film dans des vêtements hyper ajustés (où les a-t-elle trouvés ?), les nibards remontés jusqu'au menton grâce à un wonderbra, parfaitement épilée (coupe-t-elle ses poils au poignard ou y aurait-il un institut de beauté à bord de l'Elysium ?) mais avec les cheveux gras (!?). Qui a dit qu'une scientifique et guerrière badass ne pouvait pas être féminine ? Pour parachever le tout, l'actrice - allemande, coproduction oblige - ne vaut pas un clou. N'est pas Sigourney Weaver qui veut. J'oubliais : comme les mecs du vaisseau, la demoiselle sait se battre et pratique le kung fu et le catch.
Ah oui, encore un truc qui m'énerve : tous les survivants mâles se battent en utilisant principalement le kung fu et le catch... Qu'est-ce que c'est con ! C'est complètement improbable et ridicule, tout comme les armes métalliques hyper stylisées qui sortent d'on ne sait où. Heureusement, Ben Foster a échappé à tout ça et donc, au ridicule.
Le film baigne dans une ambiance anxiogène du fait de l'obscurité, de l'impossibilité de se repérer dans cet immense vaisseau (seul Quaid connaît la configuration du vaisseau et guide Foster) et du danger qui guette dans chaque recoin.
Outre le début du film très réussi, quelques scènes marquent les esprits, comme celle où un membre de l'équipage, à peine éveillé de son hyper-sommeil, est dévoré par une horde d'humanoïdes affamés ou celle où Foster rampe avec précaution sur les corps des humanoïdes endormis. La vue panoramique sur ce dortoir grouillant de monstres donne des frissons dans le dos.
Le film réserve une petite surprise plutôt sympa à la fin.