Trois personnes se retrouvent piégées à l’intérieur d’une voiture lancée à toute vitesse lorsque ses freins lâchent…
Voilà ce qu’il se passe quand vous avez des impôts et autres crédits à payer, vous vous retrouvez à réaliser tout et n’importe quoi, pourvu que ça renfloue votre compte en banque. C’est ainsi que l'on retrouve Jack Sholder (La Revanche de Freddy - 1986) aux commandes de ce grotesque téléfilm catastrophe.
3 ans après Speed (1994) de Jan de Bont où un bus fonçait à vive allure sur l’autoroute (mais pas pour les mêmes raisons), cette fois-ci c’est une pauvre bagnole qui, après que ses freins aient lâché, se retrouve en perte de contrôle sur une voie rapide. Au volant, une infirmière et à ses côtés, deux inconnus et un nourrisson.
Bref, c’est parfaitement crétin, avec un scénario débile et bêtement étiré en longueur afin de pouvoir tenir les 90min contractuelles. Tout est prétexte à créer un regain de tension et ce, afin de s’assurer que le spectateur ne sombre pas dans les bras de Morphée
(la séquence des atténuateurs de choc, le coup du capot qui s’ouvre et masque ainsi la visibilité, le pont levant qui fait des siennes, l’accident du bus scolaire, …).
Mais tout ça est vain, la réalisation en fait en caisse
(la scène WTF du bébé hélitreuillé)
alors que l’on se contrefout de ce qu’il pourrait bien arriver aux protagonistes et côté interprétation, Judge Reinhold est dans le surjeu total et se retrouve relégué au second plan (un comble, alors qu’il est au premier plan sur l’affiche) au détriment de Nina Siemaszko. Un téléfilm idéal pour piquer un roupillon.
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